communiqué : report de la rentrée scolaire…

Les élus écologistes de Saint-Paul soutiennent la position de la Député-Maire sur la question des contrats aidés dont la baisse, à quelques jours de la rentrée, est lourde de conséquences pour une commune qui en emploie plus de 700 dans le secteur de l’éducation. Dans ces conditions, le report de la rentrée semble inévitable.

A quelques jours de la rentrée, la commune ne peut en effet se passer de ces emplois qui garantissent la sécurité des marmailles reçus dans les écoles, l’hygiène, et l’aide aux enfants porteurs de handicap.

La mairie refuse que la rentrée ne se fasse pas dans les conditions optimales de sécurité. Et, c’est parce qu’elle veut respecter ses engagements à l’égard des familles et des parents qu’elle a pris la décision du report.

Le redéploiement d’emplois aidés, en piochant dans les services, ne peut pas être une solution ; nos services qui travaillent sur la petite enfance savent bien que les différents profils ne sont pas tous compatibles avec le travail en milieu scolaire.

En outre, les élus écologistes de Saint-Paul veulent aussi dire que ces contrats aidés, tels qu’ils sont utilisés, ne sauraient être la solution au problème du chômage. Comme les autres emplois de courte durée, ils maintiennent les personnes dans une situation de précarité et leur interdit toute perspective d’avenir. Sans parler du problème de clientélisme que ce dispositif engendre dans certaines collectivités. Un dispositif qui, dans la réalité, ne permet aucunement l’insertion.

Nous espérons donc que le nouveau gouvernement mènera une réflexion, sur le long terme, afin de permettre un vrai accompagnement des personnes en contrats aidés, avec une formation qui comporte de vrais objectifs et une finalité.

Les élus EELV de Saint-Paul

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6 réponses à “communiqué : report de la rentrée scolaire…

  1. Je ne suis pas certain qu’une formation de quelques semaines ne puisse mettre à niveau les contrats aidés redéployés sur les services scolaires… Je rappelle que La Réunion est l’un des départements les mieux dotés en contrats aidés, et le fait que Gilbert Annette ne suive pas l’ensemble des maires indique bien qu’une politique préventive et ciblée sur la petite enfance aurait dû être prise depuis longtemps avec l’ensemble des parties concernées, devant l’importance des emplois aidés à La Réunion, par les 23 maires « grévistes » et prenant en otages les marmailles et leurs familles… Donc pas d’hypocrisie, c’est bien cela dont les maires se servent pour leurs réélections futures, y compris Mme Bello…
    Mais bien d’accord pour le couplet sur la pérennisation des emplois, et une raison de plus de penser que les édiles municipaux manoeuvrent la précarité pour leur petit empire local.

    Bruno Bourgeon

  2. Gouverner c’est prévoir…Baser l’accompagnement scolaire sur des emplois précaires et dont la dotation est flexible et imprévisible relève d’une très mauvaise gestion municipale. On ne me fera pas croire qu’il n’est pas possible de donner une priorité haute à cet accompagnement en embauchant des gens compétents diplômée ayant réussi au concours idoines. La situation actuelle relève d’une absence totale de vision de l’avenir des élus.

  3. une petite remarque quand même concernant certains emplois aidés que l’on décrit un peu hâtivement comme pourvus par des personnes non qualifiées… On peut retrouver des personnes avec des profils atypiques, des qualifications et parfois de hautes qualifications. C’est bizarre mais ça arrive. Le marché du travail aujourd’hui est tel que l’on trouve une grande variété d’individus sur ces emplois. Ensuite les postes créés dans le milieu éducatif ne demandent pas toujours une qualification particulière préalablement à l’embauche, seulement un niveau de formation (niveau II III ou IV). Une formation basique de quelques semaines est alors dispensée dans les premiers temps de l’embauche qui est largement suffisante pour les tâches à effectuer… enfin cela dépend du type de poste. Après il faut avoir des prédispositions et ce n’est pas la qualification attestée ou un diplôme qui sera le premier critère. On ne peut pas fustiger les occupants d’emplois aidés parce qu’ils n’auraient pas initialement la qualification adéquate. Existe-t-il d’ailleurs une formation, un diplôme pour tous ces petits emplois aidés, bien utiles, que l’on créé à tour de bras pour faire de la présence ou de l’assistance en milieu scolaire ?

  4. La réponse à E. Nirlo est oui : il existe des formations, il existe des diplômés de ces formations …mais les mairies ne les embauchent pas ! Trop cher, trop exigeants, trop contestataires, pas assez dociles…et ne votant pas correctement.
    Le plus comique, si on peut dire dans cette situation de crise, c’est que, apparemment, il suffirait que l’Etat annonce un chiffre majoré de contrats pour trouver du jour au lendemain les centaines d’employés nécessaires pour faire la rentrée. On se moque de qui ?

    • Mais il n’existe pas de formations préalables précises pour tous les postes qui sont créés, comme il n’existe pas de diplômes indispensables pour beaucoup de CDD. (Peut – être parce que l’on crée des postes où il n’y a rien à faire ?). J’ai moi même accédé à des postes précaires (emplois aidés CES, CAE et emploi jeune) avec seulement un niveau de formation… Si j’avais eu un diplôme d’enseignant, enfin le Capes ou l’agrégation, je ne l’aurais pas utilisé pour être accompagnateur éducatif (en emplois aidés comme il y en a beaucoup). J’aurais cherché plutôt un poste d’enseignant… du coup les postes d’accompagnateurs demeurent destinés à des personnes sans qualification précise, parce qu’il n’existe de formation pour faire du soutien scolaire …. Il n’y a pas de formations initiales pour faire traverser la rue à des élèves…

  5. Le contrat aidé est utile pour les collectivités ou les associations parce qu’elles n’ont plus grand chose à débourser. On n’oublie que le but est d’aider le candidat en lui permettant de toucher 300 euros de plus que le RSA (450 euros par mois pour un célibataire) et ensuite en lui permettant de se former (formation diplômante) pour rester dans la structure ou pour trouver un emploi autre, qui n’a pas forcément de rapport avec la fonction du moment.

    Dans la majorité des cas, un employé sous contrat “aidé” se retrouve à nouveau au chômage à la fin de son embauche. Il n’a pas pu ou su utiliser au mieux les quelques heures de formation prévues dans sa situation et l’employeur n’a fait aucun effort de suggestion et d’accompagnement… Ce n’est pas tant la formation qui est défaillante que l’accompagnement à la formation ou l’engagement. Un vrai accompagnement c’est un plan de formation avec des objectifs et une finalité. Les contrats unique d’insertion, les derniers en date avant les prochains contrats de génération et emplois d’avenir, doivent être obligatoirement assortis d’actions de formation en lien avec la réalisation du projet professionnel de l’intéressé afin de favoriser son insertion dans l’emploi. Mais dans plus de 60 % des cas, l’engagement n’est même pas respecté.

    Ces contrats qui font partie de la panoplie gouvernementale semblent seulement servir à embellir les chiffres du chômage en faisant semblant de régler le problème, et surtout ne remplissent pas l’objectif affiché et au contraire même appauvrissent les chômeurs. Pourtant en théorie, sur le papier, les CUI paraissent un bon outil par rapport à l’ancien CAE seul. .. Il n’y a pas de raison qu’ils conduisent à la précarité.

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