Dépôt d’explosifs dans la savane

En lançant un Plan de Prévention des Risques Technologiques, l’Etat a mis en lumière la présence d’un dépôt d’explosifs que nous, usagers de la savane, côtoyons depuis des années. L’enquête publique relative au PPRT a au moins eu l’avantage d’une prise de conscience à plusieurs niveaux :

  • un danger potentiel existe et nous devons en tenir compte ;
  • le paysage de savane nous est cher. Après la Route des Tamarins, nous ne voulons pas qu’il soit alteré de nouveau par une clôture mal intégrée ;
  • les chemins de la savane, empruntés quotidiennement, par les piétons, les cavaliers, les cyclistes sont de vraies liaisons entre les bourgs et sont des lieux de loisirs qui doivent être confortés.

Disons-le, sans détour, les autorités compétentes (Préfecture, services de l’Etat…) n’envisagent pas la délocalisation de ce dépôt d’explosifs. Il a été autorisé en 1982, sans limitation de temps. Sa remise en question (ou sa pérennisation) n’est pas l’objet du PPRT.

Pour autant, la mobilisation citoyenne lors de l’enquête publique semble avoir permis une vraie prise de conscience du prix que nous accordons à cet espace naturel unique. Appuyé par le conservatoire du littoral (qui travaille au classement de la zone pour la préserver des appétits immobiliers et la mettre en valeur dans un usage public respectueux de la nature), nous avons pu obtenir la réduction du périmètre d’exclusion et l’intégration paysagère des lieux. Les chemins qui passent dans la zone d’exclusion seront reconfigurés en périphérie. Reste à savoir par qui ?

Pour nous, élus écologistes attachés à la préservation de la Savane, la présence à cet endroit d’un dépôt d’explosifs restera un problème. La contradiction est flagrante avec la vocation que nous voulons donner aux lieux dans le cadre du classement par le conservatoire du littoral: un espace de respiration, de loisirs, un lien entre les mi-pentes et le littoral, un lieu de découverte de la nature…

Nous demandons que l’entreprise gestionnaire prenne conscience de cette réalité qui a été minimisée. En compensation, nous souhaitons l’implication de l’entreprise pour que :

  • Les mesures d’exclusion de la zone rouge foncé devront être discrètes et intégrées dans le paysage ;
  • Les cheminements perdus soient reconstitués en contournement du périmètre aux frais du gestionnaire ;
  • Une attention, particulière, dans l’exercice de son activité: les manipulations d’explosifs devant se faire en dehors des périodes de grande fréquentation.

Pour les élus Ecologistes de Saint-Paul

article de presse sur le sujet

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